Publié par : Sibylline | juillet 17, 2013

Consommation de requins: le doute ciguatérique n’est pas près d’être levé (île de la Réunion)

vente-requin-ReunionMercredi 17 Juillet 2013 (LG). Avancée comme l’une des pistes sérieuses pour réduire la population de requins, la pêche de squales à plus grande échelle pour leur consommation n’est pas prête de démarrer. La connaissance du risque ciguatera est loin d’aboutir. Une seconde phase de prélèvements doit s’ouvrir sans qu’aucun chiffre du nombre de requins capturés ne soit à ce jour fixé.

A la mi-juillet, 23 requins sur un objectif de 24 ont été prélevés dans le cadre de la connaissance ciguatérique, fait savoir la Préfecture. Ce programme avait été lancé le 10 août pour lever tous les doutes sur le degré de toxicité de la chair de requin.

« Une fois ce 24e requin pêché et analysé, une nouvelle réunion du Comité opérationnel de réduction du risque requin (CO4R) devra fixer le nombre supplémentaire de prélèvements », signale aujourd’hui le comité régional des pêches, « prestataire de services » pour le compte de l’Etat.

Comme cela avait été pressenti à la mi-2012, le nombre de 24 requins est jugé trop faible pour caractériser de façon formelle le risque d’intoxication alimentaire. « Il nous faut une plus grande représentativité des requins pêchés », confirme aujourd’hui le comité des pêches.

Outre le risque ciguatera, les chercheurs doivent aussi confirmer la présence éventuelle de métaux lourds dans la chair de requins.

Ndlr Sibylline : Un immense merci au Conseil Supérieur de l’Ordre des Vétérinaires de continuer à cautionner cette mascarade !

Propos de Mr Thierry Robert (source) : « Je rappelle que, l’an dernier, le ministre de l’Outre-mer lui-même m’assurait, lors d’une rencontre que nous avions à Paris, que nous serions soutenus pour l’achat de viande de requin. C’est bien de faire des promesses, les tenir c’est mieux ! »

Vous avez donc bien compris : dans un premier temps, l’on gaspille l’argent public sous le prétexte ciguatera (les poissons contenant cette toxine marine sont impropres à la consommation) pour ne pas être tenu pour responsable d’éventuels accidents puis, dans un deuxième temps, l’on continue sur sa lancée en subventionnant la consommation de chair de requin (qui n’entre pas dans le régime alimentaire des réunionnais). En parallèle, les fonds manquent pour rétablir des panneaux d’interdiction de baignade et informer les touristes des dangers. En conclusion, il est donc plus important de se (pseudo)déresponsabiliser que de protéger des vies humaines. CQFD.

Pour agir, c’est ici : Save Our Sharks La Réunion

A lire : La face cachée des morsures de requins

Petite bombe en date du 23 Juillet 2013 : Selon une note interne de la mairie de St-Paul, H. Bello et l’Etat auraient volontairement minimisé le risque requin dès 2008 (île de la Réunion)

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