Publié par : Sibylline | juin 13, 2013

Biarritz : eaux pluviales et égouts déversés sur la plage (Pyrénées Atlantiques)

Plage de La Milady : baignade interdite après l'explosion d'une canalisation. Olivier Bonnefon.

Plage de La Milady : baignade interdite après l’explosion d’une canalisation. Olivier Bonnefon.

13 Juin 2013 (Olivier Bonnefon). Dimanche matin, les riverains ont entendu un grand boum. Un émissaire bouché a explosé sur la plage de la Milady qui souffre comme les autres de la pollution.

 La Milady offre depuis ce week-end un spectacle de désolation. Des ravines ont été creusées par les intempéries de mai et début juin qui ont lessivé la plage de son sable. Et la digue est sens dessus dessous, éventrée à la base.

Dimanche matin, les riverains ont entendu un grand boum. L’ancien émissaire qui servait à évacuer les eaux de la station d’épuration jusqu’en 2004 a littéralement explosé sous la pression des pluies records tombées sur Biarritz samedi et dimanche.

«Cette canalisation servait à évacuer épisodiquement la surverse, lors des gros épisodes orageux ou pluvieux. Manque de chance ce week-end, l’émissaire était bouché par le sable. Il fallait bien que l’eau sorte quelque part», détaille Christophe Landrin, directeur général adjoint de la mairie de Biarritz, en charge des services techniques.

La plage ré-ensablée

Jeudi, un arrêté interdisait la baignade à La Milady, surtout pour des raisons de sécurité en raison du démarrage du chantier de réfection de l’émissaire par la Sogea, sous la maîtrise d’oeuvre de la Communauté d’agglomération Côte basque Adour, qui gère l’assainissement. Le beau temps a néanmoins poussé surfeurs et baigneurs à l’eau.

«Une fois que l’émissaire et la digue seront réparés, nous allons ré-ensabler la plage. Dommage car le 15 mai, cette dernière était impeccable », déplore Christophe Landrin. Le dernier conseil du Siazim (Syndicat qui gère la zone d’Ilbarritz-Mouriscot) avait voté une ligne de 150 000 euros pour remettre du sable sur les plages de cette zone. Ce budget sera utile.

Au-delà, le maire Didier Borotra a déploré la pollution bactérienne qui touche régulièrement les eaux du littoral. «Grâce au système d’alerte de notre Ville, nous pouvons fermer la baignade quand les taux d’escherichia coli et d’entérocoques (liés aux matières fécales) dépassent les normes autorisées. Depuis le 15 mai, il n’y a eu hélas que sept jours ou ces seuils n’ont pas été dépassés. C’est lié aux intempéries qui saturent notre réseau d’assainissement. Hérité du XIXe siècle, ce dernier est unitaire, mélangeant égouts et eaux pluviales. Quand il y a de fortes intempéries, on doit ouvrir les déversoirs à la Grande Plage et du Port des Pêcheurs, sinon le réseau peut exploser.»

L’Adour montrée du doigt

«Réformer ce réseau coûterait une fortune. Il faudrait éventrer toutes les rues. Le jeu en vaut-il la chandelle?», ajoute Didier Borotra. «En mai 2013, il y a eu 180 déversements (total 150 000 m3) et 336 mm de pluie en un mois. Depuis début juin 2013, il y a eu 89 déversements (total 100 000 m3) et 135 mm de pluie en dix jours. Nous avons vécu un épisode vraiment exceptionnel. À cela s’ajoute la pollution venue de l’Adour pour laquelle on ne peut agir que régionalement.»

Ndlr Sibylline : édifiant quand on connaît les millions d’euros qu’a coûté la Cité de l’Océan, projet spolié à l’association Sibylline Faune marine et qui est un bide car vidé de son essence initiale de préservation de la biodiversité. Bien mal acquis ne profite jamais !

Source


Catégories

%d blogueurs aiment cette page :