Publié par : Sibylline | juin 5, 2013

Hausse inexpliquée de la mortalité des baleines franches australes (Argentine)

ballena5 Juin 2013 (AFP, Le Monde). La mortalité des cétacés en Patagonie argentine a récemment doublé de manière inexpliquée. D’après un rapport de l’Institut de conservation des baleines (ICB), « en 2012, 116 décès ont été enregistrés, dont (ceux de) 113 baleineaux ». Des chiffres deux fois supérieurs à ceux de 2011 (61 baleines mortes).

Les scientifiques de l’ICB listent trois causes possibles à l’origine de cette hécatombe : les échouages, les radiations solaires, et les attaques de goélands, qui se nourrissent de la graisse qui se trouve sur le dos des baleines, provoquant des blessures qui peuvent s’infecter. Mais les chercheurs ne sont pour le moment pas en mesure d’expliquer pourquoi l’augmentation de la mortalité des cétacés a été aussi forte et aussi rapide.

Les autorités de la province de Chubut ont mis en place un plan d’élimination des goélands pour protéger les baleines. Inscrite au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, la péninsule de Valdès est un sanctuaire des baleines franches australes, une espèce habitant les eaux froides de l’Antarctique, du Pacifique sud et du sud de l’Océan Indien.

Des centaines de géants des mers y convergent à partir de juin et chaque année, 100 000 touristes se pressent dans les baies pour observer les cétacés, qui mesurent de 13 à 16 mètres de long et pèsent jusqu’à 50 tonnes à l’âge adulte. La taille des baleineaux à la naissance est de 3 à 5 mètres. La population des baleines franches australes est de 4 000 spécimens dans l’Atlantique sud, selon l’ICB.

Ndlr Sibylline : 200 goélands ont été supprimés alors que l’on sait parfaitement que tuer a l’effet inverse de celui escompté sur une population (dissémination de la population qui devient plus difficilement accessible et augmentation de la fécondité par effet rebond). Les autorités de la province de Chubut ont choisi la solution la moins chère pour toucher des subventions et faire croire qu’elles prenaient le problème en main. Elles ont refusé le déconditionnement du comportement inhérent à certains individus (tous les goélands ne se comportent pas ainsi) par l’effarouchement (fauconnerie) que l’association Sibylline – Faune marine leur a proposé. Par ailleurs, il est inexact de rapporter le comportement des oiseaux comme première hypothèse de la mortalité des baleineaux. Cela fait 30 ans que ce comportement est observé (depuis l’explosion du whale-watching dans cette région : augmentation des hectares de décharge à ciel ouvert qui favorisent l’augmentation de la population détritivore qu’est celle des goélands) et cela fait un an que l’explosion de la mortalité des baleineaux est notée. Ce serait bien que les journalistes reprennent les informations sans les travestir car cette manipulation à la source n’a qu’un seul but : obtenir du public qu’il cautionne le massacre des goélands. Remettre en cause le tourisme de masse toucherait trop d’intérêts privés dans la Péninsule Valdès. Il est pourtant fort probable que la pollution anthropique ait un lien avec la surmortalité des baleineaux.

Quant aux autres hypothèses avancées, échouage et radiations solaires n’en ont jamais fait partie contrairement aux infections virales, bactériennes… et le manque d’engraissement des mères qui se nourrissent de krill, krill aujourd’hui industriellement exploité au détriment de la biodiversité et mères qui n’auraient pas assez de lait pour mener leur baleineau au terme du sevrage.

Plus d’infos ici (en anglais avec un film en espagnol) : Right Whale Die-Off Continues to Puzzle (Argentina)

Un autre aperçu de la manière dont la province de Chubut traite les animaux :

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En conclusion, si vous ne voulez pas cautionner ces atrocités, directes ou indirectes, changez de destination. Soyez consom’acteurs !

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