Publié par : Sibylline | juin 2, 2013

Du sable pour emprisonner le pétrole lors des marées noires

goutte-huile-sable2 Juin 2013 (Thierry Lucas). Jetez un peu de sable sur la couche de pétrole à la surface de l’eau : il finit par couler, emportant avec lui des gouttes de pétrole encapsulées chacune dans une coque faite de grains de sable. C’est, dans le principe, ce que propose de faire une équipe de chercheurs français pour traiter les marées noires, mais aussi pour manipuler des produits dangereux, ou encore stabiliser des émulsions.

Les chercheurs (CNRS/Université de Montpellier/Université Pierre et Marie Curie), ont même calculé la quantité de sable nécessaire : entre 100 et 500 grammes par litre de pétrole répandu. Ce qui est compatible avec le traitement de grandes marées noires, estiment-ils.

Un radeau de particules

Pour étudier le principe, ils ont réalisé l’expérience suivante. Une mince couche d’huile de moteur est déposée à la surface d’un récipient rempli d’eau. Ils y ajoutent des particules sphériques – du sable sec, par exemple. Les particules traversent  la couche d’huile, et s’installent à l’interface entre l’huile et l’eau, sous l’action des forces capillaires créées entre les particules et de la poussée d’Archimède. Les particules ont tendance à se rapprocher, pour former un « radeau » compact… qui peut finir par couler. C’est à ce moment que l’huile est encapsulée, sous la forme de gouttes entourées d’une « armure » de particules. Qui peuvent être récupérées pour évacuer l’huile de l’eau.

Les chercheurs ont déterminé les conditions (taille, densité, et nombre de particules) qui permettent de déclencher ce phénomène, et d’isoler ainsi le pétrole répandu par une marée noire (Ndlr Sibylline : et en mileu ouvert où des paramètres environnementaux tels que météorologiques, force de la houle, etc… ne sont pas contrôlables (par rapport à une expérimentation de laboratoire), cela est-il vérifiable ?). Une technique « non chimique », qui serait moins risqué pour l’environnement que l’usage massif de détergents ou l’incendie de la nappe de combustible.

Ndlr Sibylline : on assiste à une recrudescence de « solutions » toutes plus miraculeuses les unes que les autres pour endiguer une marée noire. Quand travaillera-t-on à éviter que ces dernières se produisent ?

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