Publié par : Sibylline | mai 31, 2013

Manger des méduses, ça vous tente ?

Des méduses bientôt dans vos assiettes ? (AFP)

Des méduses bientôt dans vos assiettes ? (AFP)

Une organisation rattachée à l’ONU recommande le développement de produits alimentaires à base de méduses pour sauver les poisons

31 Mai 2013. L' »océan de poissons » va-t-il laisser place à un « océan de méduses » ? Cette prédiction est avancée par des experts et reprise par l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

« Les méduses sont de plus en plus présentes dans les océans du monde entier », écrit la FAO dans un rapport publié le 30 mai.

Selon l’organisation, la forte augmentation des populations de méduses pourrait bien être l’une des causes de la menace qui pèse sur les poissons. Explications.

  • Pourquoi les méduses prolifèrent ?

« La surpêche, qui fait disparaître les grands prédateurs marins, est l’un des facteurs expliquant cette prolifération de méduses », écrit la FAO.

Outre la surpêche, d’autres raisons sont avancées (bien que « pas parfaitement comprises ») par cette branche de l’ONU : le réchauffement climatique, une augmentation de la richesse de l’eau en nutriments et le recours massif aux digues pour prévenir l’érosion des côtes et le grand nombre de ports touristiques.

  • Quel danger ?

La prolifération des méduses « pourrait bien être l’une des causes de la contraction des stocks halieutiques constatée en mer Méditerranée et en mer Noire », écrit la FAO. En d’autres termes, elle aurait un effet sur les stocks de poissons.

« Les méduses peuvent avoir des répercussions considérables sur les oeufs et les larves de poisson, soit directement, soit parce qu’elles entrent en concurrence avec d’autres espèces pour leur nourriture. Il faut donc les prendre en compte dans toute approche écosystémique de la gestion des pêches », poursuit la FAO.

Les dégâts causés par les méduses sur les stocks d’animaux aquatiques sont apparues au début des années 80, lorsque la méduse Mnemiopsis leidyi, espèce vivant habituellement dans l’océan Atlantique, a été introduite accidentellement en mer Noire, où elle a eu un effet dévastateur sur les populations halieutiques, mettant à genoux les pêcheries locales, selon la FAO.

  • Comment y remédier ?

Pour contrecarrer sa prolifération, la FAO recommande le développement de produits alimentaires à base de méduses.  « Si vous n’arrivez pas à les combattre… mangez les! », préconisent des experts. Ainsi, un spécialiste explique à BFM TV que « les méduses sont bourrées de protéines et de glucides ».  Ce n’est pas « ce qu’il y a de plus excitant comme plat », poursuit-il. « En revanche, les Japonais et les Chinois, qui ont davantage une culture des textures, en consomment déjà énormément ».

Autre solution avancée : développer des produits pour la médecine.

Une autre possibilité serait l’exploitation de la ‘méduse immortelle’ (Turritopsis nutricula) : « capable d’inverser le processus du vieillissement, elle est riche de promesses pour l’élaboration de produits régénérants pour les êtres humains », suggère aussi l’agence.

Enfin, la FAO cite également « l’adoption de systèmes d’alerte précoce signalant le pullulement des méduses, associés à des barrières de protection dans les élevages aquacoles ».

Ndlr Sibylline : et la solution de protéger les prédateurs des méduses, notamment les tortues marines ?

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